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vendredi 18 novembre 2011

Défi du samedi (8), défi 168 - Baptême


19 novembre 2011

 

En réponse au Défi #168




Baptême

Enfin, la liberté !

Pas trop tôt.

Vous avez raté la cérémonie de mon lancement.
Je suis sûr que vous ne me croirez jamais.

Camille est monté sur le toit… au risque de se rompre le cou… m’a déposé délicatement dans la gouttière… m’a donné une petite poussée… j’ai eu peur… j’ai piqué du nez… pardon de la proue dans un tunnel, noir et sans fin…

Et me voilà ! Même pas froissées mes voiles.

Je suis Fringuant, le petit navire de Camille.

Camille, il a passé son après-midi à me fabriquer moi et mes collègues…

Attention ! Il va falloir que je me pousse… ils arrivent !


vendredi 14 octobre 2011

Défi du samedi (7), défi 163 - La boîte à lettres


08 octobre 2011

 

En réponse au

Défi #163


A vous de la faire parler !

-       T’as vu, ils ne savent pas quoi inventer ?
-       Moi, je trouve cela touchant
-       Touchant… tu aurais dit nian-nian…
-       Non, touchant…cela me fait rêver… comme certainement, celui qui l’a faite…
-       Tu me déçois

Dialogue que j’ai surpris alors que j’étais assis sur le banc tout à côté, ces deux-là ne m’ont même pas vu. Trop occupés à s’invectiver. Ils ne vieilliront pas ensemble !



-       Papa, maman, regardez ! c’est la maison à Lucky Luke !
-       Mon chéri, ne crie pas si fort. Le monsieur là-bas va croire que tu te moques de lui
-       Je ne me moque pas ! je suis sérieux ! je te dis que c’est la maison à Lucky Luke
-       Mais Lucky Like, c’est une BD… il n’a pas existé.
-       Dites, Monsieur, c’est vous Lucky Luke
-       Oui, mon garçon.
-       Qu’est-ce que je vous avais dit !

L’innocence de l’enfance. Quel plaisir d’entendre ces mots.



-       Bonjour, Monsieur. Je suis le journaliste du L’écho Maximois. Nous avons rendez-vous.
-       Bonjour, jeune homme. Qu’y a-t-il pour votre service ?
-       J’aimerai que vous me parliez de votre boîte aux lettres. Comment vous est venue cette idée ?
-       C’est une longue histoire. Vous avez le temps ?
-       Tout le temps que vous voulez…

Nous sommes rentrés dans la maison. J’ai sorti la bouteille de guignolet. Il a mis en route sa machine à enregistrer les mots et je lui ai raconté… Quand il est parti, la nuit tombait, il souriait comme un enfant.


vendredi 16 septembre 2011

Défi du samedi (6), défi 159 - La course d'orientation


10 septembre 2011


Défi #158Avoir ou pas le sens de l’orientation




La course d’orientation
http://www3.ac-nancy-metz.fr/eco-l-pergaud-metz/spip.php?article337


.

   



Papy, c’est quoi une course d’orientation, demanda Camille à Nestor
C’est une course à pied avec une carte et une boussole, lui répondit son grand-père.

Nestor se demandait encore pourquoi son petit-fils lui avait posé cette question, quelques jours avant la fin des vacances que celui-ci passait chez lui.
Il n’en avait pas dit plus et Camille n’avait rien ajouté.

Nestor se demandait ce que Camille avait trouvé dans le grenier qui avait fait surgir cette interrogation. Et soudain, il comprit.

Dans la grande malle bleue, dans un grand sac en toile orange, il se souvenait avoir accumulé ses souvenirs de ses courses d’orientation.

Il y avait sa thèse soutenue il y a plus de trente ans sur le sujet. Un défi qu’il avait relevé face à tous ceux qui se moquaient de sa lubie, comme ils disaient. Pour lui courir 100 mètres, faire un tour, dix tours de piste, cela ne le passionnait pas. Il lui fallait la nature, se laisser guider par les étoiles, s’orienter grâce à sa boussole à laquelle il tenait autant qu’à la prunelle de ses yeux. Elle avait appartenu au frère de sa grand-mère maternelle. Elle avait vu les tranchées de la Grande Guerre. 
Il avait été un des pionniers de la course d’orientation sous terre. 
Il s’était entrainé des heures et des heures à estimer les distances, à reconnaître les spécificités et odeurs des plantes. Il avait appris à calculer les pentes, les dénivelés.

De sa passion, il avait son métier : il était devenu cartographe.

il trouvait Camille trop petit pour l’entraîner sur ses traces.
Il s’aperçut que Camille avait déplié les cartes au 10 000 ème. Elles n’étaient plus rangées dans le même ordre.

Camille, si curieux d’habitude, ne l’avait pas interrogé plus sur ses découvertes. Il regrettait. Il aurait bien aimé lui parler de ses courses faites sans GPS à l’époque.
Il lui aurait parlé de la première course d’orientation organisée en France en 1967. Il y avait participé, il avait tout juste 15 ans. À dater de ce jour, il était devenu un mordu de ce sport.

Dans la malle, Camille avait dû trouver sa première tenue, lourde, inesthétique. Il l’imaginait en train de sourire à cette découverte.
Il y avait aussi plusieurs balises qu’il a avait rapporté comme trophée.

Nestor se promit de préparer une course d’orientation rien que pour lui et son petit-fils, pour son prochain séjour. Il se sentait revivre rien que d’y penser.




Enrico Bragante - Austria  




Merci de l’aide involontaire de Yannick Dissart qui m’a permis de créer un pan de la vie du personnage, Nestor

D'autres épisodes de la vie de Camille, ici.

samedi 10 septembre 2011

Défi du samedi (5), défi 158 - Camille, un enfant curieux

 

03 septembre 2011

 

Défi #158 - Curiosité(s)


Tous les textes ici


Camille, un enfant curieux.

La fin des vacances de Camille chez ses grands-parents Nestor et Natacha approche.

Sa grand-mère Natacha a le cœur qui se serre en y pensant. Camille a été là pendant les deux mois. Elle ne s’est pas lassée de sa présence.

  • -       Il est tellement sage cet enfant, ne cesse-t-elle de répéter à son mari
  • -       Qui est sage ? dit une petite voix
  • -       Mais toi Camille. On ne t’entend jamais.
  • -       Mamy, il y a tellement de choses à découvrir dans le grenier à côté de ma chambre.
  • -       Tu aurais pu profiter plus du soleil.
  • -       J’avais plein de choses à faire.



Sa grand-mère souriait tout en s’inquiétant. Cet enfant est trop sage, il lit trop. Elle regrettait qu’il n’ait pas plus joué avec les enfants de la maison voisine, qu’il n’ait pas plus jardiné avec son grand-père ou fait du vélo. Mais il était heureux. Cela se voyait à sa mine réjouie du matin au soir.

  • -       Arrête de te faire du mouron. Ce n’est pas la mort du petit cheval. Il est heureux comme cela, lui glissa Nestor.



Nestor se demandait d’ailleurs ce que Camille faisait car depuis 8 heures, il avait fait de nombreux aller-retour entre le grenier, sa chambre, la cuisine où sa grand-mère préparait son gâteau préféré, celui au chocolat intense et aux noisettes.

Il commençait à s’interroger quand il entendit :
  • -       Papy, viens me faire voir sur l’ordinateur la carène du navire
  • -       Tu te piques de navigation maintenant
  • -       Mais non. T’y connais rien, c’est dans le ciel
  • -       Dans le ciel, tu sais cela comment ?
  • -       Dans ton grand livre tout vieux sur le ciel que je viens de trouver. Il parle de la Toison d‘or. Tu viens, Papy ?



Papy s’exécuta, navigua entre Argo, Jason, ses argonautes et la toison d’or. Il s’émerveilla de la curiosité de son petit-fils, fut très heureux d’apprendre avec lui. Cela les mena jusqu'’au repas pendant lequel Camille parla, parla et parla encore de Jason.

Après s’être régalé de gâteau au chocolat, il fila de nouveau à l’étage. Ils entendirent la porte de sa chambre se fermer.

-       À son âge, on avale tout. Il est inquiétant. Il veut tout savoir.
-       Il se sert mieux de l’ordinateur que moi, répliqua Natacha. Il faut aller jeter un œil quand même.


Nestor monta sans bruit l’escalier, entrouvrit la porte de la chambre de Camille, le trouva endormi. Cela ne le surprit pas. Il n’avait pas arrêté de la matinée.

Il s’approcha du lit, regarda le livre ouvert près de lui. C’était « L’oiseau indien ». Cela lui rappela son enfance. Ce livre, celui que lui avait rapporté son père d’un de ses voyages lointains racontait l’histoire d’un marchand persan.




samedi 3 septembre 2011

Défi du samedi (4), n°157 Les murs

27 août 2011

Défi #157

Thème suggéré par notre ami Zigmund :
Le(s)  MUR(S)
Tous les textes ici


Rentrée risquée et dangereuse.

Zigmund, malgré tout le respect que je lui dois, a dû être, tout petit, bercé trop près d’un mur.
Quand même, cette obsession des murs… cela ne peut venir que de l’enfance.
Et en plus avec un nom pareil.
Il y a quelque chose à chercher.
A trouver, cela n’est pas sûr que j’y arrive.

À moins que…
Étudions toutes les pistes et hypothèses possibles.

Il se venge en m’obligeant à délirer sur un mur et vous avez vu quel mur !
Peut-être Zigmund est-il photographe dans la rubrique des chiens écrasés de mon journal local ?
Photo et légende seraient de lui.
La preuve ci-après :
« Un individu louche, dont l’identité est encore inconnue, voulait savoir ce qu’il y avait derrière le mur ; il vola une à une les briquettes manquantes sur cette photo pour se construire un foyer ; il capitula ou plutôt fut écrasé par sa brouette en rentrant on ne sait où, peut-être chez lui. »

Non, ce n'est pas la bonne réponse.

Zigmund a été maçon dans une autre vie. Mais un maçon, pas trop doué, comme on dirait dans la finition. Il faisait trop chaud. Les pierres étaient lourdes. Le soleil tapait. Il a été surpris par notre photographe en plein travail.

Ce mur sera-t-il fini avant la fin de ses vacances ? Le mystère reste entier. En effet, il ne peut être au four et au moulin, rêver ou s’occuper de ses chats et d’un certain Mimosa, qui a l’air de tenir son bout.



Non, impossible tout cela. Zigmund a des mains d’artiste.
Il est un peintre méconnu ; je n’ai pas dit maudit.
Il est un de ces artistes des rues qui ornent murs, soubassements, endroits improbables de ses œuvres. D’ailleurs, cherchez-bien ! Ici ou , une œuvre de ses œuvres s’y cache peut-être.

http://www.web-utopia.org/Street-art,726


J’espère que Zigmund me pardonnera cette fantaisie autour de sa personne mais je n’ai pas pu résister.


samedi 27 août 2011

Défi du samedi (3), défi 92 - Le secret de l'arbre

20 août 2011

 

Défi de l'été 2011 (8)

Été 2011, huitième et dernière (CLAP !)


Défi # 92

Un éditeur de livres pour enfants a perdu par mégarde l’histoire qui accompagnait cette illustration. Pourriez-vous l’aider à mettre des mots (conte, poème, chanson …..) sur ce visage d’homme tronc ?


J’étais installé à lire dans le jardin sous le grand chêne et je regardais mon fils, qui lui ne semblait pas faire attention à ma présence.
Mon fils, du haut de ses seize ans, n’arrêtait pas d’aller et venir entre la cuisine, sa chambre et la buanderie.
Il semblait très occupé mais à faire quoi, je me le demandais et négligeant mon livre, le surveillais du coin de l’œil.
Il semblait en train de préparer son sac à dos rouge, celui qu'il emportait à chaque fois qu’il décidait de partir dans la forêt voisine.
Je l’imaginais en train d’y glisser son couteau suisse, celui que son grand-père lui avait donné lors de son dernier anniversaire. Le voyant faire de nombreux allers et retours, je pressentais qu'il n’allait pas partir seul.
Il prévoyait peut être de passer la nuit, comme il l’avait fait le mois dernier avec ses cousins et cousines auprès de son arbre préféré.
Mais je n’avais pas été tenu au courant d’un quelconque projet.
Je continuais de faire comme si rien n’était.

-       Ne t’inquiète pas, je vais voir mon arbre, me dit-il sans cacher son sac rouge accroché sur ses épaules.

Il ne m’a rien dit de plus ; je n’ai rien demandé de plus.

Il s’y rend à chaque fois que quelque chose le tracasse.

Son grand-père a gravé ce visage le jour où il a cru perdre à jamais la beauté blonde dont il était tombé amoureux, un vrai coup de foudre, la veille.

C’était il y a plus de cinquante ans.

Je crois que mon fils lui aussi est tombé amoureux. 
C’était hier soir. 
Elle n’était pas blonde mais une jolie rousse, appelée Églantine. 
Elle était assise à la table près de la nôtre, au restaurant, « Les volets bleus ». 
Et…


Mais c’est le début, peut-être, de leur histoire.
Une toute autre histoire.

samedi 20 août 2011

Défi du samedi (2), Littérature jeunesse : Barnabé

13 août 2011

Défi de l'été 2011 (7)

 


Les éditions “DÉFI DU SAMEDI” cherchent pour  leur nouvelle collection “Yeux grands ouverts” des auteurs de littérature jeunesse.

La collection “Yeux grands ouverts” sera destinée à un public de 5 à 8-9 ans (enfants qui commencent à lire seuls) et se propose de faire découvrir aux apprentis lecteurs les réalités du monde. Tous les thèmes de société peuvent être envisagés, en quelque endroit de la planète que ce soit. Un seul thème sera traité par album.
Le défi sera d’éviter de tomber dans la mièvrerie tout en gardant en tête que les enfants devront pouvoir lire seuls chacun des titres de la collection.
Les auteurs enverront leur(s) manuscrit(s) à l’éditeur. Ils rédigeront, également, la quatrième de couverture qu’ils placeront en tête de leur production et n’oublieront pas de donner un titre. 
Dans chaque album, il a paru souhaitable qu’un enfant, garçon ou fille, aide à l’identification du lecteur, mais tout autre procédé pourrait être envisagé, au gré de l’auteur. 
Les textes illustrés sont acceptés.





Les animaux et moi, et moi

 Collection « Yeux grands ouverts »
Editions « Défi du Samedi »


4ème de couverture :

32 octobre propose une drôle d’aventure à Barnabé, un garnement qui répond quand on lui demande son âge, « j’ai Barnabé et demi » et son futur métier « voleur ».

Au fil des pages, il découvrira chapitre après chapitre de nouveaux amis.
Le chat Gribouille l’entraînera dans un arbre, le chien Bobby sur un chemin de campagne, le putois Senbon dans une drôle de cave. L’oiseau Picpic lui fera découvrir un verger extraordinaire…

Trente-deux chapitres, trente-deux nouveaux amis que Barnabé rencontrera avec plaisir.
Et les enfants, à partir de 7 ans, les identifieront à leurs propres compagnons ou les chercheront autour d’eux.

Couverture du livre réalisée grâce à la complicité de CharleyHarperPrints.com



samedi 13 août 2011

Défi du samedi (1), Le vert

06 août 2011

 

Défi de l'été 2011 (6)

Le Défi du Samedi vise le grand large !!!
 


promenade dans un jardin

Vert ! vert ! dirait le coucou

Toutes sortes de vert dans ce jardin. Impossible de les inventorier.
Le vert et le mauve du trèfle à quatre feuilles que même à quatre pattes je ne trouverais pas.

Un, deux, trois, trente-deux, cinquante-douze, cent douze, mille cinq feuilles observées
Et
toujours pas de trèfle à quatre feuilles.

Vert ! vert ! lui répondrait le merle.

Attention, un tee-shirt vert monte à l’échelle et veut envahir la cabane perchée dans l’arbre.
Et si l’échelle un peu farceuse prenait ses barreaux à son cou et allait se la couler douce en s’appuyant au pied de l’appentis pour changer d’horizon et punir les paresseux.

Vert ! vert ! hurlerait le lézard du même nom.

Il se prélasse au soleil, surveille du coin de l’œil les allées et venues, prêt à se refugier sous la pierre la plus proche, jamais à plus de deux centimètres. Téméraire mais quand même pas fou. Attention à ma queue !

Vert ! vert ! roucoulerait la coccinelle.

Moi, vous me verrez toujours sur du vert et je porte chance. Regardez comme je ressors ! vous ne pouvez pas me louper. N’essayez pas de compter mes points ; je ne vous dirai pas mon âge, je suis coquette !

Vert ! vert ! sifflerait le vent

Qui est train de passer entre les branches,
S’infiltrant même entre les pierres,
Se faufilant dans les haies,
Rasant l’herbe sans la tondre
La faisant onduler et cacher mille habitants.

Un, deux, trois, trente-deux, cinquante-douze, cent douze, mille cinq insectes
Et
toujours pas de trèfle à quatre feuilles.



Vert ! vert ! s’égosille le poisson qui n’est même plus rouge.

Il voudrait tant remonter la cascade mais non, au-dessus de ses forces.
Il se baigne dans l’eau verte où se reflètent mille feuilles vertes. Il veut attraper le moustique qui s’est aventuré. Plouf ! raté.

Vert ! vert ! pleurnichent les plants de la pouponnière.

Jamais personne ne vient nous voir.
Aucun oiseau ne vient nous faire une aubade.
Le soleil, même lui, ne nous réchauffe pas.
Seul un arrosoir de temps en temps vient nous abreuver.

Vert ! vert ! murmure le rosier rouge.

Regardez les bouquets que vous pouvez faire de mes fleurs.
Je m’appelle Alain et vous offre mes pétales.
Je délimite l’allée, vous la suivez et découvrirez un autre monde où se côtoient pivoines, fenouil, iris, œillet, tournesol et tomates.

Vert ! vert ! pleurent les cerises qui ne sont pas encore rouges.

Un sursis.
Les gourmandes et gourmands ne les croqueront pas aujourd’hui.

Pourquoi l’herbe est-elle verte ?