jeudi 22 septembre 2011

Le jeudi, c'est citation (6), Jean Teulé


Sur une idée de Chiffonnette,


Ici, les participants du 22 septembre 2011,

Ma citation


« En fait, si vous voulez, monsieur le représentant, nous, on ne désirait pas un troisième enfant. Il est né parce qu’on a testé un préservatif percé : vous savez, ceux que l’on vend aux gens qui veulent mourir contaminés sexuellement. »

Page 41
Jean Teulé
Le Magasin des Suicides

 

  Quelle ambiance chez les Tuvache !

Il y a un an de cela, Patrice Leconte annonçait vouloir s’atteler à l’adaptation cinématographique du Magasin des suicides, un roman drôlement cynique de Jean Teulé. L’histoire ? Celle d’une famille - les Tuvache, ça ne s’invente pas ! - qui tient un commerce très prospère : une boutique dans laquelle toute personne en mal de vivre peut trouver aisément de quoi mettre fin à ses jours. Seul problème, le dernier-né de la fratrie est un grand joyeux, le sourire toujours fixé aux lèvres, ce qui est peu recommandable lorsque l’on tient un tel magasin !
Pour sa version ciné, Patrice Leconte a décidé de se lancer dans l’animation. Rien d’étonnant à cela, l’homme aimant passer d’un style à un autre, très souvent avec succès : il a déjà goûté à la comédie avec Les Bronzés, au polar avec Les Spécialistes ou encore au film d’époque avec Ridicule. Alors pourquoi pas un long-métrage animé ? C’est le nouveau défi du réalisateur, qui s’est pour cela associé à Arthur Qwak(Chasseurs de Dragons), qui compte sortir le film en 3D, et doté d’un happy-end, au contraire du roman original.
Diabolo Films, qui produit le Magasin des suicides a dévoilé quelques visuels du projet au budget de 9 millions de dollars, qui devrait entrer en production début juin.
A déguster lentement, donc, la sortie du film étant prévue pour… le printemps 2012, si l’on en croit la pancarte d’ouverture du magasin !


mercredi 21 septembre 2011

La BD du mercredi (5), 21 septembre 2011 - Tramp


Découvert sur le site de Mango, Lireatouva

Ici, les participants, du mercredi 21 septembre 2011



Ma BD de la semaine


Ce mercredi, Yann Calec, alias Tramp, un marin d’eaux très troubles malgré lui.
BD de Jean-Claude Kraehn et Patrick Jusseaume dont le premier album fut publié en 1993.

Série en cours, 3 cycles, 9 volumes.

Un thriller maritime sur fond de baraterie (Malversation d'un patron de navire au préjudice des armateurs ou des assureurs).

Si vous ne connaissez pas, aller l’emprunter dans votre bibliothèque ou médiathèque la plus proche. Vous ne serez pas déçu.




mardi 20 septembre 2011

Les Impromptus Littéraires (3), Dans les pas de Leconte de Lisle



Ma participation aux Impromptus littéraires

Du dimanche 25 septembre 2011


Sur la base du premier vers d'un poème de Leconte de Lisle (Les Éléphants) partez au gré de votre imagination vers des univers fantastiques, oniriques ou au contraire durement réalistes.
La seule contrainte est de commencer impérativement votre texte par l'incipit :
le sable rouge est comme une mer sans limite
Gardez le cap dans votre voyage !
Les instructions générales de participation sont accessibles ici.

Les textes sont ici


Le sable rouge est comme une mer sans limite
Et il se prend à imaginer, là-bas, très loin, au-delà de cette ligne d’horizon, celle qu’il cherche depuis toujours.

Sans se prendre pour Don Quichotte,
Armé jusqu'’aux dents de son plus beau sourire,
Baignant dans une douce euphorie,
L’homme décide de partir sans plus attendre
En espérant ne pas se perdre en chemin.

Rêvant à chaque instant, cette rencontre si désirée
Oubliant tout le reste
Un espoir fou au cœur,
Grimpant sur son fringuant destrier
Exalté par cette aventure à venir, il est.

En avant, se dit-il, je ne dois plus hésiter
Sans me retourner, oubliant tout, je pars
Tenter la dernière aventure.

Caressant d’un dernier regard sa vie passée,
Oubliant en un instant sa peine de tout quitter,
Mangeant les derniers fruits offerts par son verger,
Manquant la récolte prochaine des olives
Econduisant chien, chat et autres qui aimeraient mettre leurs pas dans les siens

Un sac rouge sur son dos,
Nageant déjà en pensée dans son futur bonheur,
Eliminant la peur de l’inconnu,

Maugréant contre ce temps trop long pour la rejoindre,
Ebloui par le soleil qui se lève pour l’encourager dans sa quête,
Riant au fond de lui de son audace,

Sans plus attendre,
Au-delà de ses forces,
Naufragé solitaire de cette mer de sable rouge,
S’appliquant à ne pas perdre le cap de sa quête,

L’homme sait que le dénouement approche
Immobile sur la ligne d’horizon il la devine
Menant au triple galop sa monture
Il s’approche du but, le cœur prêt à exploser
Terribles dernières minutes sans fin
Epuisé, à bout de forces, il s’écroule, tombant de son ami fidèle…

Le sable rouge est comme une mer sans limite






Réalisé grâce à http://www.wordle.net

lundi 19 septembre 2011

Une photo, quelques mots (8), La statue brisée


19 septembre 2011


Grâce à Leiloona et à sa proposition



Une nouvelle photo pour cette semaine : 

@Kot 

Incroyable !
Qui a brisé ma Camille ? Qui a cassé mon œuvre ?
Dix ans de ma vie ! Et encore je l’ai porté plus que cela
D’abord dans ma tête… sur mes carnets de croquis…
Dans la terre que j’ai travaillée, travaillée pour retrouver le visage de Camille
Ma Camille trop tôt disparue !

Impensable !
Qui a brisé ma Camille ? Qui a brisé mon chef d’œuvre ?
L’argent n’achète pas tout.
Surtout pas le droit de détruire mon travail.
Personne ne me l’avait dit.
Je vous avais fait confiance, cher mécène.

Abominable !
Qui a brisé ma Camille ? Qui lui a altéré ma création ?
Si cette photo n’était pas parvenue jusqu'’à moi
Jamais je n’aurais su
Vous vous en êtes bien tous gardé
Vous craigniez ma réaction…

Inacceptable !
Qui a brisé ma Camille ? Qui a torpillé mon ouvrage ?
Vous êtes fier de vous ?
Vous avez tué ma Camille une nouvelle fois.
Vous voulez ma mort ?
Comment est-ce possible ?

Épouvantable !
Ces traces sur le menton, pourquoi ?
Qu’avez-vous voulu provoquer ?
Tout s’écroule.
Votre but, avouez...
Rendez-moi Camille !



Rdv avec un mot (9), Pervertir





Lundi 19 septembre 2011 : pervertir


les autres textes, ici


En 2011, Cabrières d’Aigues, c’est
 
Une route étroite pour y arriver
Des voitures le long de la rue principale
Un immense parking en contrebas les attend
Une cloche en fonte couleur rouille
Un café à l’enseigne bleue
Sa terrasse à la vigne-vierge déjà aux couleurs d’automne
Un portail qui ne peut plus s’ouvrir depuis des lustres
Une place avec l’ombre de ses platanes
Les jeux de boules
Deux grands escaliers de pierre
Une boulangerie
Une ruelle aux marches larges et peu hautes
Une autre et encore une autre
Un filet d‘eau qui coule
Des grosses pierres en guise de banc
Des maisons hautes perchées et belles, belles
Une chapelle habitée tout en haut, son toit dans le ciel
Une remorque pour ramasser le raisin
Un panneau attention vendanges
Une porte ouverte sur un mur

Je découvre un village inconnu, Cabrières d’Aigues,
posé au pied du Lubéron.



En 1929, Cabrières d’Aigues, c’est

les discussions sans fin des chefs de famille sous les platanes
quelque trois cents citoyens qui habitent ici
Cucuron n’est qu’à 5 kilomètres
la Motte d’Aigues à 3
Vaugines à 7 kilomètres
On y va en charrette, parfois à vélo et le plus souvent à pied
Les colporteurs rapportent les nouvelles
Leurs dernières nouveautés dans leur grande hotte ou sur le dos de leur âne.
Ils racontent que maintenant il y a l’électricité dans les autres villages
L’allumeur de réverbères n’a plus beaucoup de travail.

En 1929, Cabrières, c’est

Les discussions sans fin sous le saule pleureur planté en contrebas du village.
Quand les hommes finissent les travaux
des champs
ou dans les parcelles d’oliviers ou les fruitiers
ou dans les vignes,
Ils se retrouvent à midi ou en soirée quand l’été est là.
Les femmes,
après avoir lavé et rincé le linge au lavoir,
après avoir médit sur le compte de celle qui n’est pas venue aujourd’hui,
les rejoignent avec leur panier
rempli de victuailles
Les enfants jouent sous leur surveillance
le ruisseau coule.

en 1929, Cabrières, c’est

les discussions sans fin
Au sujet de l’électricité qui va arriver dans la commune.

en 1929, Cabrières, c’est

Mathias
Des réverbères, il est l’as.

Il nous dit :

« Je ne peux pas.
Je ne peux pas croire.
Je ne peux pas croire cela.
Je ne peux pas croire cela, que je ne vais plus parcourir les rues.
Je ne peux pas croire cela, que je ne vais plus parcourir les rues chaque soir.

Je ne peux pas croire cela, que vous allez me priver des quelques sous que je gagnais.
Je ne peux pas croire que je n’allumerais plus les réverbères des rues de Cabrières.
Je ne peux pas croire cela, que je ne veillerais plus sur vous le soir.
Je ne peux pas croire que cette lumière jaillira toute seule, tous les soirs.
Je ne peux pas croire cela

moi, Mathias,
Je vais devenir le premier sans-emploi de Cabrières. »

et nous avons été témoins de cette scène :

-       Mathias. Qu'est-ce que tout ce charivari que tu me fais ?
-      
-       Tu comprends qu’on ne peut pas rester à l’écart du progrès…
-      
-       Arrête de te dandiner comme cela. Tu n’es plus sur les bancs de l’école, je ne suis plus ton instituteur ! il faut vivre avec son temps.
-      
-       Montre-toi raisonnable. Tu ne vas pas rester enchaîner à la grille devant la porte de la mairie-école. Tu parles d’un exemple pour ton fils.
-      
-       Mathias, je ne vais pas quand même pas faire intervenir les gendarmes.
-       Monsieur le Maire, je gagnais quelques sous pour nourrir mon fils. Vous savez bien qu’il n’a plus que moi.
-       Je sais bien que ta Clairette n’est plus là, mais tu trouveras bien autre chose à faire pour compléter ton pécule.
-       Monsieur le Maire, je veillais sur la commune quand je faisais ma tournée. Petit Louis venait avec moi.
-       Il faut que la commune soit électrifiée comme les autres. On ne va pas traiter les cabriérains d’attardés. Déjà que tous les autres autour l’ont, on va être les derniers.
-       Et moi, Monsieur le Maire, qu’est-ce que je deviens ?
-       Comment cela qu’est-ce que tu deviens, tu restes Mathias, le journalier.
-       On m’aimait bien dans le village. On savait que je faisais ma tournée le soir des réverbères.
-       On continuera à t’aimer Mathias avec ton petit. Et si je te proposais de devenir garde-champêtre quand le Pierre va arrêter.
-       Mais il est increvable le Pierre… vous voyez bien que votre électricité va tout pervertir.




PS : L’association Côté Cour Côté Jardin, dans le cadre de l’


Auquel j’ai pris plaisir à participer avec huit autres écrivants,
Sous la conduite de Sabine Tamisier
J’ai construit le personnage de Mathias,
mon Mathias contemporain de tous ces autres personnages crées par les autres participants.

Le mot pervertir m’a semblé approprié pour terminer mon texte.
Le mot pervertir dans son sens troubler l’ordre des choses.

Car Mathias voit sa vie chamboulée…


C'est lundi, que lisez-vous (6) le lundi 19 septembre 2011


Le 19 septembre 2011, c'est lundi que lisez-vous???
C’est une idée de Malou et tout le monde se retrouve chez Galléane
 
Rendez-vous initié par Malou

En réalité deux semaines de lecture…

Qu’ai-je lu la semaine dernière ?
Pas trop respecté ce que j'avais prévu…


















Un livre voyageur envoyé par Delphine en provenance de chez Cathy. Un livre que je devais lire mais difficile





Revu à Fuveau, cela m’a aérer l’esprit façon de parler et toujours le même but une animation à prévoir
J’ai relu « Cet enfant » en prévision d’un sujet pour un atelier d’écriture. Quel beau texte…


Que suis-je en train de lire ?

Il est arrivé en voyageur… j'ai commencé à le lire… il semblait venir d’‘ailleurs… normal le narrateur n’a-t-il pas été jusqu'’en Roumanie…. Au chapitre 10, il y en a 16… nj’espère que la fin est à la hauteur de ce que je viens de lire
Comme d’habitude, égal à lui-même
Je vais aller rejoindre Antonio, Irène, Aurora et les autres… @ la semaine prochaine… quand j’aurais dépassé la page 40. Des urgences m’ont fait l’abandonner…



Que vais-je lire ensuite ?

Ici et des avis, ici
Lecture encore reportée…
Auteur rencontré à Fuveau, déjeuné avec lui… et les nuages !!!  ici, on en parle très bien
Un nouveau ajouté aux mêmes car ils sont sur le haut de la pile… mais j’achète autre chose et je les oublie… mais leur tour va arriver… j’espère car je en suis pas raisonnable… c’est eux qui sont au-dessus de la pile…

Et vous que lisez-vous ?